Fangel Goutte d'eau


Inscription: 02 Novembre 2004 Messages: 19
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Posté le: Jeudi Novembre 04, 2004 16:37 |
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Mon nom est Alexander McCoy, 35ans, et je vis dans le centre de New-York, dans un petit appartement qui jusqu'alors m'a toujours convenu. Je vis seul, sûrement que mon côté froid et mon humour grinçant ne plaisent pas. Après tout, c'est pas mon problème.
Il y a environ 7heures, j'ai interrompu mes "vacances" pour réintégrer le QG. Mon unité "Ghost" a été appelée en mission. En effet, le gouvernement possède, par l'intermédiaire d'une branche obscure de la NSA, une unité paramilitaire pour lutter contre le terrorisme organisé. Il a, en outre, des agents spécialisés dans le traitement des problèmes générés par les produits de l'industrie biochimique. Je fais parti de la deuxième génération, la première ayant été dissoute, si l'on peut dire, après une bavure de l'agence en Alaska. La solution avait d'ailleurs été plus que radicale puisque les anciens membres du Ghost avaient purement et simplement été liquidés. "Des traîtres" selon le Boss, même si la rumeur de la découverte d'une usine gouvernementale de produits toxiques par ces mêmes commandos avaient circulé un bon moment dans les sombres couloirs du commisariat où nous avions nos bureaux. "L'agence a fait ce qui était nécessaire" comme ils ont déclaré à la presse. Moi, je n'ai guère de considération pour tout ça, je suis juste là pour faire mon job. heureusement d'ailleurs car je n'ai pas envie de rentrer dans ce petit jeu là.
Le réveil venait à peine de sonner 6h00, on m'a conseillé de manger un morceau, la journée allait être longue. Comme d'habitude, mon équipe et moi nous sommes dirigés vers la même salle ovale, on ne permettait pas d'aller au delà des limites fixées par la hiérarchie. Moins on en savait sur l'organisation qui nous payait, mieux s'était.
La mission qu'on nous donnait était des plus simple : Par des moyens obscurs, une île avait été totalement coupée du continent, les habitants étant frappés d'un mal inconnu qu'il nous fallait découvrir. D'après les estimations qu'on nous confia, l'origine du trouble n'était pas susceptible de se propager par l'air donc toute menace de propagation vers l'extérieur était déjà écartée. Ordre nous a donc été donné de nous rendre sur l'île en hélicoptère et de sauver les civils non contaminés. D'après le boss, ils étaient facilement reconnaissables des "autres"... Je me rappelle encore la tête que fit Sarah, l'une de mes coéquipière, quand elle entendit ça.
- Mais ils se foutent de qui ? m'avait-elle murmuré à l'oreille.
Effectivement, tout cela paraissait assez brouillon mais bon... Comme d'habitude, l'agence nous garantissait une possibilité d'exfiltration et des moyens adéquates à la situation. C'était le principal après tout, même si j'avais soulevé que les risques pouvaient s'avérés supérieurs à ce qui était acceptable. Mes 4 autres coéquipiers n'ont pourtant rien dis, c'était à moi, leur chef de répondre au nom de mon groupe. Après coup, je me dis que j'aurais sûrement dû faire sauter toute l'agence plutôt que de partir...
Il est 21h06, cela fait maintenant 3heures que la mission a commencé et l'équipe s'est déjà dispersée sur ordre de l'agence. Les communications ont été coupées et je n'ai plus aucun moyen de rejoindre les membres du Ghost, eux aussi dispersés dans les quartiers de la ville. Normale, on est réputé être des fantômes... Mais pas des appâts !! On aurait dû resté groupé, l'agence a fait une erreur, je ne comprend toujours pas pourquoi... Les hélicoptères ont été rappelés malgré les messages que je leur ai envoyé et le ciel n'est plus parsemé que d'une immonde masse de nuages grisâtres. Il aurait été envisageable de rester sur place si seulement les forces de police dont on nous avait assuré la présence était effectivement là : seules leurs voitures trônaient au milieu des avenues sans chauffeur, totalement vide, parfois empalées contre un mur ou déposées aléatoirement sur les marches du parvis d'un bâtiment officiel.
J'ai rencontré les premiers civils contaminés. Effectivement, comme disait le boss, ils étaient facilement reconnaissables, reconnaissables à leurs râles étouffés. Une grande vague de mort-vivants s'abattant sur la ville. Le secteur était trop dangereux. J'ai donc rejoins une position surélevé en espérant rétablir le contact avec mes hommes. Le miracle s'est accompli quelques minutes plus tard alors qu'une foule de zombies pointait son nez au détour d'une ruelle. 3 de les hommes étaient tombés : Adieu Enroy, Rodrigez et Cross. Si les deux premiers étaient tombés dans une "embuscade" bien que ce terme me rebute quand on considère que ce sont des êtres dénuées d'intelligence qui ont fait ça, Cross avait réussi à s'enfuir. Pas pour longtemps, car tiraillé par une morsure à la jambe, il s'était traîné sur les marches de la mairie avant de penser à son ultime recours : Son Mossberg lui avait offert ce qu'il cherchait, la paix.
Il ne restait plus que Sarah et Marvin, tout deux blessés. J'ai appri que l'agence avait coupé nos codes de communication sur nos émetteurs et qu'il nous était impossible d'avoir un contact avec l'extérieur. Les ponts avaient d'ailleurs été coupés et rien ne laissait présager qu'une quelconque aide allait nous sauver la mise.
La nuit allait être longue, mon coéquipier mourut des suites de ses blessures et je pestais contre l'agence qui nous avait lâché comme des chiens au milieu d'un merdier épouvantable. Sarah, la plus courageuse des femmes que j'eu l'occasion de rencontrer et celle que j'aimais le plus, peut-être un peu trop, s'éteignit elle aussi à 23h18, à peine 5 heures après que la mission eut débuté...
Je suis maintenant seul avec mon MP5 et mon Magnum S&W M629C. Je regarde avec un peu de lassitude ce couteau de chasse que j'ai retiré de son fourreau et qui orne mon uniforme à hauteur de l'épaule gauche. Je ne sais pas très bien à quoi il pourra me servir mais j'espère pouvoir le planter dans le coeur du boss une fois que je serais sorti de cet enfer.
Le jour se lève, le cauchemard n'est toujours pas terminé et je sais que la moindre erreur est fatale. Je préfère encore en finir moi même plutôt que de terminer comme ces monstres.
Dans peu de temps j'espère, je serais de retour à l'agence et là, Sarah aura sa vengeance...
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